OUJDA
Oujda a été fondée, au Xè siècle, par Zir Ben Atia, chef Zénète de la tribu des Maghraoua. Il en fit la capitale de son règne.
La ville accueillit successivement, la dynastie des Almoravides puis celle des Almohades, en 1206, qui la fortifièrent.
Le souverain Mérinide Abou Youssef, la fit construire en 1297 et entourer de nouveaux remparts: il la dota d'une Kasbah, d'une mosquée et d'un palais.
Moulay Ismail apporta un soin particulier au développement de la ville.
Capitale du Maroc oriental, Zénètes, Almoravides, Almohades, Mérinides, Zyanides de Tlemcen, Saâdiens, Turcs d'Alger, se sont disputés cette porte de l'Est pour sa position stratégique entre le Maroc et l'Algérie. Dix siècles d'histoire ont tour à tour construit et détruit ses remparts, dont il ne reste plus grand chose, sauf une porte bien conservée en dépit des traîtrises du temps, connue sous le nom de Bab Sidi Abdelwahab.
Oujda est une ville frontière avec l'Algérie. Cette situation privilégiée lui permet d'être à la fois, le carrefour exclusif du tourisme maghrébin, et la plaque tournante des voies de communication entre le Maroc et les autres pays Nord Africains.
Oujda possède aussi un beau parc, un jardin Andalous et une roseraie entourée d'une profusion de verdures.
Le visiteur se souviendra de l'animation de ses artères, et notamment du boulevard Mohamed V, bordé d'hôtels et de cafés, où défile la population joyeuse de cette ville frontière.
La vieille médina est séparée de la ville nouvelle par des remparts, témoins de son passé millénaire, avec quatre portes: Bab Oulad Amran, Bab Sidi Aissa, Bâb Sidi Abd-el-Ouahab et Bab Ahl Jamal.
Une agréable promenade, à l'intérieur de la médina, vous mènera d'abord à la Kissaria où les boutiques rivalisent d'articles d'artisanat local. Au fond de cette place, une cour bordée d'arcades regroupe les tisserands.
Une halte s'impose autour de la place du Souk El Ma "marché de l'eau", où les jardiniers venaient autrefois puiser pour arroser la terre. A deux pas de là, le Souk El Kanadsa expose un grand choix d'articles traditionnels, des objets usuels, authentiques et insolites. A quelques dizaines de mètres, se tient le marché d'Oujda.
Le promeneur peut également s'offrir une longue pause dans le grand parc Lalla Meriem, qui s'étend le long des murs de la ville adossée à la Kasbah. Ce parc, abrite le musée des armes traditionnelles de la région.
Un peu plus loin dans la plaine, Oujda la citadine vous dévoile des trésors de coquetterie, malicieusement puisés au fond de sa médina.
A la sortie de la ville, les sources de Sidi Yahia alimentent en eau une belle oasis, où reposent plusieurs marabouts, non loin de la grotte Houirs.
Plusieurs excursions sont possibles à partir d'Oujda, dont les environs sont riches en paysages et sites touristiques, aussi nombreux que variés: grottes, montagnes, plages, vergers etc.
Et puis, à l'orée du désert, voici les oasis, toutes de fraîcheur et de naturel, Guercif et beaucoup plus au sud, Figuig. Quatre cent mille palmiers, des jardins clos de murs d'argile où poussent figuiers et grenadiers, de mignonnes et joyeuses cascades, protégées par sept splendides ksours, c'est Figuig, l'oasis du bout du monde.

